Blog du cabinet
Noté dans le Dictionnaire de l'argot des typographes
Dans le « Dictionnaire de l'argot des typographes » d'Eugène Boutmy cette définition :
« Retiration, s. f. Verso de la feuille à imprimer, quand on tire en blanc. »
Et pour vous patron :
« Être en retiration, c'est avoir atteint la cinquantaine ! » (voir aussi Rolex ?)...
Noté dans Libé
Les applis gardent le contact - 17 février 2012
Comment ça ? Des applications abusives sur nos téléphones mobiles ? Qui aspirent à notre insu l'intégralité de nos répertoires téléphoniques ? Ouvrons la chasse !
- Facebook nous avertit avant de récupérer notre répertoire ? Trop tard, Facebook a déjà été désinstallé
(voir Était-ce bien raisonnable ? Réseau social...). - Twitter, Foursquare et LinkedIn copient sans nous prévenir ? Ciao Twitter, Foursquare et LinkedIn...
Était-ce bien raisonnable ? Réseau social...
Au début, c'était juste pour faire un peu de ménage. Un ménage d'hiver. Je me suis donc attaqué à ma liste. Avec le temps, elle était devenue trop longue. Et elle me posait trop de questions. Des questions auxquelles je ne savais répondre. Truc, c'est qui déjà ? Machine, as-tu déjà vu ses yeux en vrai ? Bidule, la dernière fois que tu as déjeuné avec lui, c'était l'année dernière ou il y a deux ans ? Alors j'ai commencé à supprimer. Au début, c'était un peu aléatoire. Et puis c'est devenu plus méthodique. Du genre, cercles concentriques. Direction le centre de gravité. Grave, mais pas dramatique. Dégager le noyau central. L'un après l'autre, par ordre alphabétique je me suis posé les questions que m'avait posées la liste. Et j'ai supprimé ; et j'ai validé la suppression. Et ainsi de suite jusqu'à être satisfait de mon ménage. Après réflexion ce n'était pas qu'un simple ménage d'hiver. C'était bien un grand ménage d'hiver. Et ma liste d'« amis » s'est considérablement allégée. De bottin elle est passée à carnet. Mais c'était encore trop. Alors j'ai recommencé. C'est allé beaucoup plus vite. Et j'ai compté ma nouvelle liste : il en restait douze. Pourquoi douze, me suis-je demandé ? Pourquoi pas dix, neuf, sept ou cinq ? Allez ! Sept. Pour la magie du chiffre. J'ai enlevé cinq autres noms à la liste. Ça commençait à devenir douloureux. Pourquoi elle ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas plutôt lui ? Ou cet autre-là ? Mais j'ai tenu bon. Sept. Il en restait sept au final : un sénégalais, une pyrénéenne, un graphiste, un nordiste, un associé et deux marathoniens... Les deux marathoniens ? N'avais-je pas rendez-vous avec chacun d'entre eux pour une course à pied ? Pas la peine de consulter mon agenda ; les rendez-vous étaient pris : à Paris le 15 avril pour l'un, à Millau le 13 mai pour l'autre. Allez ! Place à la vraie course de la vie. Supprimés. Et les « étrangers » ? J'irai les voir. Ils viendront me voir. Supprimés. Et le graphiste ? À vendredi au Poulailler. Supprimé. Et l'associé ? Réunion lundi au Molly. Idem.
Les dernières suppressions furent fastidieuses : le logiciel se débattait ! Voyant ma liste se réduire drastiquement, voyant ma « vie sociale » tendre vers un néant qu'il pressentait inéluctable, il m'a obligé à visiter la page de chacune de mes relations pour accomplir mon œuvre. Il a dressé devant moi toute la classique batterie d'obstacles ergonomiques : fenêtres surgissantes, questions à double négation, menus déroulants à triple liste, ascenseurs infinis, clic de confirmation et de reconfirmation, etc. Il a parié sur ma paresse naturelle. Mais j'ai insisté et j'y suis arrivé. Vidée. Ma liste était totalement vidée. Alors j'ai fermé les groupes. Les ai archivés lorsque la fermeture était impossible. J'ai révoqué des applications. Retiré les pages de mes favoris. Supprimé mes publications. Masqué les articles non supprimables. Détruit de vieux brouillons sans titre. Bloqué les échanges automatiques avec d'autres réseaux. Annulé les « J'aime ». Un nombre incalculable de clics et de confirmation et de « Êtes-vous sûr ? » « Certain ? » « Absolument persuadé ? » et autres « Vous ne souhaitez vraiment pas annuler votre tentative d'annulation ? ». Mais j'ai tenu bon. Et j'ai éliminé les commentaires. Décoché les options. Révoqué les notifications. Annulé les abonnements. Vidé des listes et revidé des listes soi-disant intelligentes qui se régénéraient spontanément. Gommé des informations personnelles. Renié d'anciens employeurs. Effacé les photos. Jeté les albums. Nettoyé le mur. Désactivé les sessions actives. Archivé les messages (faute d'autres solutions proposées). Démissionné du rôle d'administrateur sur deux-trois pages connexes. Je n'ai pas réussi à modifier ma situation amoureuse : mon cœur reste donc à « Marié ». Ce qu'il est dans la vraie vie. J'ai liquidé le vieux groupe Tosca. J'ai eu un peu plus de mal avec Jean-Sébastien Bach. Il ne souhaitait pas quitter la rubrique musique de mon profil. Le programme me demandait de ne plus l'aimer... Comme si c'était possible ! Finalement, je me suis retrouvé devant le fatidique message » Il n'y a pas d'autres publications à afficher » et je n'avais plus aucun ami. N'ayant pu retirer la dernière photo, celle de mon profil, je l'ai remplacée par l'icône de Google Plus. Puéril, soit ! Ne pouvant pas non plus l'enlever, j'ai triché sur ma date de naissance : je suis maintenant un vieillard ingambe né en janvier 1911. J'ai lancé le téléchargement de mes données, histoire de voir ce que les baies de disques conservent dans leur ventre. Et j'ai vu : tout ! Elles conservent tout...
Finalement, dans l'onglet « Sécurité » j'ai cliqué sur « Désactiver votre compte ». Le programme m'a posé une dernière question. Assez sèchement, sans verbe, sans mise en forme : « Raison de votre départ » ? Une réponse était obligatoire pour procéder à la radiation. J'ai répondu : « J'ai un souci de confidentialité ». J'ai demandé à ne plus recevoir de messages de la part du réseau social et j'ai confirmé. Comme pour me laisser une dernière occasion de repentir, le programme m'a une nouvelle fois demandé mon mot de passe. Je l'ai saisi et j'ai cliqué sur « Désactiver maintenant ». Pour être réellement certain que j'étais certain, la saisie d'un ultime code de vérification a été exigée : « sion sp son ». J'ai trouvé ça... étrange ! Là où un robot a généré aléatoirement des lettres, j'ai prêté des intentions suspectes à un jeune milliardaire.
Alors je suis parti courir. L'air était froid. Quelques flocons de neige tombaient encore. Mes clous québécois m'ont été bien utiles pour ne pas m'étaler sur les plaques de verglas. J'ai posé mon cœur dans ma poitrine à 144 et malgré la bise glacée, j'ai vite été en sueur. Un instant le soleil a percé le gris cendré des nuages. J'entendais un mélange de sifflement venteux et de silence ouaté. Et mon souffle projeté vers l'avant. Et mes foulées sur le sol.
« À part ça la vie est belle, je n'y comprends rien, je me sens pousser des ailes »
6 février : Saint-Gaston
C'est la Saint Gaston... C'est la journée mondiale sans téléphone portable... Mais oui, bien sûr ! C'est la fête à Nino...
Agile qui a 6 ans déjà...
28 janvier 2006/28 janvier 2012 : sixième bougie de la mise en place d'une méthode agile chez un client. En réalité, la photographie montre qu'il s'agit du deuxième sprint du projet. La date anniversaire du lancement de la méthode n'est donc pas la bonne. Aucune autre preuve n'ayant été retrouvée, il faudra se contenter de celle-ci.
Outre la « belle » écriture de notre consultant, l'observateur attentif remarquera d'une part quelques planches extraites de la classique présentation de scrum (french redistributable intro to scrum) et d'autre part une intrigante feuille froissée scotchée au mur... Après enquête auprès des derniers témoins de cette aventure, il s'agirait d'un dessin de cycle en « V » ressorti d'une corbeille à papiers. Par qui et pourquoi ? La question reste posée !

Était-ce bien raisonnable ? Vendredi combien ?
Comme tous les matins, Astrid, mon assistante, m'a présenté ma to-do-list du jour.
- Commander un forfait mobile chez Free.
- Installer un module commentaire sur le blog du cabinet.
- Remplacer la voix anglaise de Balabolka par la voix Sapi 5 de Virginie.
- Restaurer les sauvegardes des sites Piquart sur le serveur de test local.
- Tenter de récupérer le titre de Mayor Foursquare d'Ingésup.
- Desimlocker mon smartphone Samsung.
Bilan des actions de la journée :
- le site Free offre un permanent « Oups... Suite à une trop forte affluence sur notre site, nous ne pouvons donner suite à votre demande »,
- le portail francophone Joomla.fr ne propose rien d'autre en guise de module commentaires que le téléchargement de la version 2.5 béta 2 du CMS,
- les tentatives de téléchargement de voix Sapi 5 (à défaut de celle de Virginie, celle de Sébastien convenait) conduisent de clic en clic à des sites fort intrusifs en pop-up et payants de surcroît,
- la restauration d'une sauvegarde sous Server2Go aboutit immanquablement à un désagréable « Impossible de se connecter à la base de données. SVP vérifier les paramètres de connexion »,
- tous mes essais de check-in Foursquare se sont traduits par l'affichage d'une erreur d'accès au réseau,
- l'appel au 3970 d'Orange diffuse un suave : « Suite à un problème technique nous ne pouvons malheureusement pas donner suite à votre appel. Veuillez rappeler ultérieurement »...
Et pour finir, la tentative de vérification orthographique de ce billet m'affiche : « Le module d'Antidote ne fonctionne pas dans cette version de Firefox. Veuillez vérifier si une mise à jour du module d'Antidote est offerte » !
J'ai donc décidé de laisser tomber l'informatique, le numérique, la bureautique et tous ses « hic ». J'ai chaussé mes running et suis parti courir une séance de fractionné type 10 fois 100 mètres avec un petit 1 kilomètre à 90 % de ma FCM pour terminer. Afin de mesurer distance et fréquence cardiaque, j'ai mis mon Garmin Forerunner à mon poignet, l'ai démarré, et là, clou de la journée, le détecteur GPS s'est emballé et dès mes premières foulées a égrené les kilomètres : 1, 2, 3, 4, 5... et ainsi de suite jusqu'à 43 ! Mon premier marathon en moins de 10 secondes !!!
Je suis rentré à la maison, ai sorti mon quotidien de la boîte aux lettres et la première page s'est jetée sur moi : « 2012, riche en vendredis 13 »... Était-ce bien raisonnable ?
Vive le numérique 2011
E
n 2011, le numérique a pris son rythme de croisière. Pas un domaine qui n'échappe à son emprise : musique, radio, photographie, téléphonie, programmes embarqués, électronique, commerce en ligne, télévision, drones, vidéo, réseaux sociaux, cloud, ordinateurs, tablettes, etc. Le 31 décembre, à l'heure des bilans, plutôt que de proclamer le « best of » ou de compiler un « ça n'a pas marché » ou « ce à quoi vous avez échappé », nous avons préféré souffler des bougies. Notre sélection de l'année obéit à trois contraintes :
1. être un objet numérique ou un objet aujourd'hui disparu et remplacé par un « alter ego » numérique,
2. fêter un anniversaire « compte rond » (10, 20, 30 ans...),
3. faire partie des 999 objets cultes du classique Phaïdon du design.
Cette dernière contrainte étant la plus restrictive. Les 999 objets cultes sélectionnés par des « universitaires, critiques, historiens, conservateurs, journalistes, designers et architectes » satisfont cette définition de l'objet culte : « Objet[s] manufacturé[s] possédant à la fois une valeur esthétique et une qualité intemporelle [...] » ! Ces objets design couvrent une période s'étalant de 1663 (objet 001 : ciseaux de ménage par Zhang Xiaoquan) à 2004 (objets 999 : gamme pour salle de bain Lunar de Barber Osgerby) et, en grande majorité, n'ont aucun rapport avec le numérique, l'électronique ou l'informatique !
À regret nous n'avons donc pu retenir dans cette sélection 2011 le voilier Strar de 1911 ou la Jaguar type E de 1961 ! Si le Joystick Atari CX40 répondait bien aux contraintes 1 et 3, datant de 1977 il ne satisfaisait pas à la contrainte 2 et ne pouvait intégrer la sélection 2011.
Les prix sont remis par Nabaztag et les lauréats 2011 sont...
Dans la catégorie « Aujourd'hui disparu » :
1921 le Filofax (remplacé par Outlook, Gmail ?),
1971 le minitimer Sapper (remplacé par un iTimer Android ou Apple, voire par un Caliméro électronique),
1991 l'appareil photo argentique Olympus Mju.
Dans la catégorie « Je me souviens » :
1981 le microordinateur Sinclair ZX81,
1981 le microordinateur Commodore C64,
2001 le téléviseur Sharp Aquos C1 écran plat à cristaux liquides,
2001 le microordinateur Apple PowerBook G4.
Et dans la catégorie « tourne toujours » : 2001 le lecteur mp3 Apple iPod.


Les 130 ans de Kodak
Kodak nouvelle victime du numérique ? Pas encore sans doute... mais le mythique producteur d'appareils photo, de pellicules argentiques, de films inversibles, etc. est en difficulté. Kodak tente de sortir de la crise et de prendre le virage des technologies de l'information et de la communication. Objectif 131 bougies en 2012 !
En attendant, nous nous sommes souvenus de quelques œuvres emblématiques associées à la marque :
- bien entendu le célébrissime logo (et notamment le K graphique rouge et jaune)
- la photographie de Grace Jones par Jean-Paul Goude (présentée ici et qui permet de répondre à la question « dit papa, c'était comment avant les ordinateurs ? »),
- toujours de Jean-Paul Goude la publicité Kodachrome (pour ceux nés après 1984 elle est là, mais pas de réponse à la question « ça sert à quoi une pellicule ? »),
- encore pour Kodachrome mais cette fois chanté par Paul Simon (si vous avez perdu le 33 tours « c'est quoi un 33 tours ? » la play-list Deezer est intégrée en bas de l'article),
- le recueil de poèmes de Patti Smith (Kodak)...
Aquitaine Bordeaux Consultants
A la veille de fêter mes dix ans d'activité en cabinet individuel et en faisant le « ménage » dans mes archives, je suis « tombé » sur ma lettre d'entrée à Aquitaine Bordeaux Consultant (aujourd'hui Chambre Professionnelle du Conseil de grand Sud Ouest). C'est émouvant un démarrage :
Parfait ! Les formalités sont accomplies. Je suis en règle auprès des différents organismes : URSSAF, assurance maladie, caisse de retraite. L'INSEE m'a délivré mon numéro de SIREN. Mon cabinet a une existence officielle. Les à-côtés sont également achevés : assurances complémentaires, démarches bancaires, encart dans les Pages Jaunes, impression des cartes de visite... Pour développer mon activité, je continue bien entendu d'éperonner mes trois chevaux de bataille : Prospection, Proposition, Production. Et pour valider le tout, pourquoi ne pas visiter le forum de la création d'entreprises à la Cité Mondiale du Vin ? Allons-y !
Tiens, un stand ABC. Qu'est-ce donc ? Un confrère ? Un concurrent ? Non point. De l'entretien sous l'auvent je retiens trois mots : « Association », « Aquitaine », « Conseil » et un nom : Maud G. Le rendez-vous avec Maud est pris, tenu et concluant. ABC semble répondre à ma problématique de néo-cabinet uni-consultant : rompre l'isolement qui point déjà sous la jeune pousse et intégrer une « plate-forme » régionale de rencontres, d'échanges, d'informations et de formations, voire de complémentarité et de synergie. Mais, pour cela, je dois adhérer et être admis. Pour les conditions préalables, tout va bien. Consultant : par vocation, Aquitain : plus que jamais ! Manque l'ancienneté de mon entreprise, mais, par définition, ce n'est qu'une question de temps. Alors, en attendant, va pour stagiaire. Reste à dérouler une trilogie qui pour un aspirant semble quasi initiatique : la lettre de motivation, l'entretien préalable et le passage en commission. Pour la lettre de motivation, si je parlais de « rencontres, d'échanges, de complémentarité, de synergie » ? Cela me semble être au cœur du sujet. L'entretien préalable se déroule dans le bureau de mon Parrain. En définitive il s'agit bien d'un entretien, pas de l'examen que mon imagination fébrile avait pu me suggérer. Encore une rencontre intéressante. Finalement, la commission se réunit et, par courrier électronique, la nouvelle me parvient : « Nous avons le plaisir de vous informer de la récente adhésion des cabinets suivants : ... » ; suit mon nom dans une courte liste. Admis. Qui plus est au côté de la branche conseil d'une célèbre société française, leader européenne des SSII, où je fus salarié durant 13 ans. Presque doublement admis !
Ah ! Il m'est demandé de m'inscrire à une commission ABC. Parcourrons la liste qui est proposée. « Lettre externe et lien ». Maud G. m'avait envoyé un numéro du Lien. Une lettre de lecteur, un certain Alain J. Député Maire de B., m'était restée en mémoire. Alors va pour le Lien. Et puis le responsable de la commission est mon Parrain ABC. Je ne suis pas totalement dans l'inconnu. J'espère quand même que ma première contribution au Lien ne portera pas sur le « Pourquoi ? » de mon adhésion à ABC...




