Était-ce bien raisonnable ? Réseau social...
Au début, c'était juste pour faire un peu de ménage. Un ménage d'hiver. Je me suis donc attaqué à ma liste. Avec le temps, elle était devenue trop longue. Et elle me posait trop de questions. Des questions auxquelles je ne savais répondre. Truc, c'est qui déjà ? Machine, as-tu déjà vu ses yeux en vrai ? Bidule, la dernière fois que tu as déjeuné avec lui, c'était l'année dernière ou il y a deux ans ? Alors j'ai commencé à supprimer. Au début, c'était un peu aléatoire. Et puis c'est devenu plus méthodique. Du genre, cercles concentriques. Direction le centre de gravité. Grave, mais pas dramatique. Dégager le noyau central. L'un après l'autre, par ordre alphabétique je me suis posé les questions que m'avait posées la liste. Et j'ai supprimé ; et j'ai validé la suppression. Et ainsi de suite jusqu'à être satisfait de mon ménage. Après réflexion ce n'était pas qu'un simple ménage d'hiver. C'était bien un grand ménage d'hiver. Et ma liste d'« amis » s'est considérablement allégée. De bottin elle est passée à carnet. Mais c'était encore trop. Alors j'ai recommencé. C'est allé beaucoup plus vite. Et j'ai compté ma nouvelle liste : il en restait douze. Pourquoi douze, me suis-je demandé ? Pourquoi pas dix, neuf, sept ou cinq ? Allez ! Sept. Pour la magie du chiffre. J'ai enlevé cinq autres noms à la liste. Ça commençait à devenir douloureux. Pourquoi elle ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas plutôt lui ? Ou cet autre-là ? Mais j'ai tenu bon. Sept. Il en restait sept au final : un sénégalais, une pyrénéenne, un graphiste, un nordiste, un associé et deux marathoniens... Les deux marathoniens ? N'avais-je pas rendez-vous avec chacun d'entre eux pour une course à pied ? Pas la peine de consulter mon agenda ; les rendez-vous étaient pris : à Paris le 15 avril pour l'un, à Millau le 13 mai pour l'autre. Allez ! Place à la vraie course de la vie. Supprimés. Et les « étrangers » ? J'irai les voir. Ils viendront me voir. Supprimés. Et le graphiste ? À vendredi au Poulailler. Supprimé. Et l'associé ? Réunion lundi au Molly. Idem.
Les dernières suppressions furent fastidieuses : le logiciel se débattait ! Voyant ma liste se réduire drastiquement, voyant ma « vie sociale » tendre vers un néant qu'il pressentait inéluctable, il m'a obligé à visiter la page de chacune de mes relations pour accomplir mon œuvre. Il a dressé devant moi toute la classique batterie d'obstacles ergonomiques : fenêtres surgissantes, questions à double négation, menus déroulants à triple liste, ascenseurs infinis, clic de confirmation et de reconfirmation, etc. Il a parié sur ma paresse naturelle. Mais j'ai insisté et j'y suis arrivé. Vidée. Ma liste était totalement vidée. Alors j'ai fermé les groupes. Les ai archivés lorsque la fermeture était impossible. J'ai révoqué des applications. Retiré les pages de mes favoris. Supprimé mes publications. Masqué les articles non supprimables. Détruit de vieux brouillons sans titre. Bloqué les échanges automatiques avec d'autres réseaux. Annulé les « J'aime ». Un nombre incalculable de clics et de confirmation et de « Êtes-vous sûr ? » « Certain ? » « Absolument persuadé ? » et autres « Vous ne souhaitez vraiment pas annuler votre tentative d'annulation ? ». Mais j'ai tenu bon. Et j'ai éliminé les commentaires. Décoché les options. Révoqué les notifications. Annulé les abonnements. Vidé des listes et revidé des listes soi-disant intelligentes qui se régénéraient spontanément. Gommé des informations personnelles. Renié d'anciens employeurs. Effacé les photos. Jeté les albums. Nettoyé le mur. Désactivé les sessions actives. Archivé les messages (faute d'autres solutions proposées). Démissionné du rôle d'administrateur sur deux-trois pages connexes. Je n'ai pas réussi à modifier ma situation amoureuse : mon cœur reste donc à « Marié ». Ce qu'il est dans la vraie vie. J'ai liquidé le vieux groupe Tosca. J'ai eu un peu plus de mal avec Jean-Sébastien Bach. Il ne souhaitait pas quitter la rubrique musique de mon profil. Le programme me demandait de ne plus l'aimer... Comme si c'était possible ! Finalement, je me suis retrouvé devant le fatidique message » Il n'y a pas d'autres publications à afficher » et je n'avais plus aucun ami. N'ayant pu retirer la dernière photo, celle de mon profil, je l'ai remplacée par l'icône de Google Plus. Puéril, soit ! Ne pouvant pas non plus l'enlever, j'ai triché sur ma date de naissance : je suis maintenant un vieillard ingambe né en janvier 1911. J'ai lancé le téléchargement de mes données, histoire de voir ce que les baies de disques conservent dans leur ventre. Et j'ai vu : tout ! Elles conservent tout...
Finalement, dans l'onglet « Sécurité » j'ai cliqué sur « Désactiver votre compte ». Le programme m'a posé une dernière question. Assez sèchement, sans verbe, sans mise en forme : « Raison de votre départ » ? Une réponse était obligatoire pour procéder à la radiation. J'ai répondu : « J'ai un souci de confidentialité ». J'ai demandé à ne plus recevoir de messages de la part du réseau social et j'ai confirmé. Comme pour me laisser une dernière occasion de repentir, le programme m'a une nouvelle fois demandé mon mot de passe. Je l'ai saisi et j'ai cliqué sur « Désactiver maintenant ». Pour être réellement certain que j'étais certain, la saisie d'un ultime code de vérification a été exigée : « sion sp son ». J'ai trouvé ça... étrange ! Là où un robot a généré aléatoirement des lettres, j'ai prêté des intentions suspectes à un jeune milliardaire.
Alors je suis parti courir. L'air était froid. Quelques flocons de neige tombaient encore. Mes clous québécois m'ont été bien utiles pour ne pas m'étaler sur les plaques de verglas. J'ai posé mon cœur dans ma poitrine à 144 et malgré la bise glacée, j'ai vite été en sueur. Un instant le soleil a percé le gris cendré des nuages. J'entendais un mélange de sifflement venteux et de silence ouaté. Et mon souffle projeté vers l'avant. Et mes foulées sur le sol.
« À part ça la vie est belle, je n'y comprends rien, je me sens pousser des ailes »
Était-ce bien raisonnable ? Vendredi combien ?
Comme tous les matins, Astrid, mon assistante, m'a présenté ma to-do-list du jour.
- Commander un forfait mobile chez Free.
- Installer un module commentaire sur le blog du cabinet.
- Remplacer la voix anglaise de Balabolka par la voix Sapi 5 de Virginie.
- Restaurer les sauvegardes des sites Piquart sur le serveur de test local.
- Tenter de récupérer le titre de Mayor Foursquare d'Ingésup.
- Desimlocker mon smartphone Samsung.
Bilan des actions de la journée :
- le site Free offre un permanent « Oups... Suite à une trop forte affluence sur notre site, nous ne pouvons donner suite à votre demande »,
- le portail francophone Joomla.fr ne propose rien d'autre en guise de module commentaires que le téléchargement de la version 2.5 béta 2 du CMS,
- les tentatives de téléchargement de voix Sapi 5 (à défaut de celle de Virginie, celle de Sébastien convenait) conduisent de clic en clic à des sites fort intrusifs en pop-up et payants de surcroît,
- la restauration d'une sauvegarde sous Server2Go aboutit immanquablement à un désagréable « Impossible de se connecter à la base de données. SVP vérifier les paramètres de connexion »,
- tous mes essais de check-in Foursquare se sont traduits par l'affichage d'une erreur d'accès au réseau,
- l'appel au 3970 d'Orange diffuse un suave : « Suite à un problème technique nous ne pouvons malheureusement pas donner suite à votre appel. Veuillez rappeler ultérieurement »...
Et pour finir, la tentative de vérification orthographique de ce billet m'affiche : « Le module d'Antidote ne fonctionne pas dans cette version de Firefox. Veuillez vérifier si une mise à jour du module d'Antidote est offerte » !
J'ai donc décidé de laisser tomber l'informatique, le numérique, la bureautique et tous ses « hic ». J'ai chaussé mes running et suis parti courir une séance de fractionné type 10 fois 100 mètres avec un petit 1 kilomètre à 90 % de ma FCM pour terminer. Afin de mesurer distance et fréquence cardiaque, j'ai mis mon Garmin Forerunner à mon poignet, l'ai démarré, et là, clou de la journée, le détecteur GPS s'est emballé et dès mes premières foulées a égrené les kilomètres : 1, 2, 3, 4, 5... et ainsi de suite jusqu'à 43 ! Mon premier marathon en moins de 10 secondes !!!
Je suis rentré à la maison, ai sorti mon quotidien de la boîte aux lettres et la première page s'est jetée sur moi : « 2012, riche en vendredis 13 »... Était-ce bien raisonnable ?
Était-ce bien raisonnable ? Cravate et running
Dans les bulles du cabinet P.Pi/4, le consultant est représenté encravaté et en running. Nous voulions vérifier que ce n'était pas qu'une légende. Nous avons donc habilement dissimulé une caméra-espionne dans le cœur d'un tournesol de sa cravate Van Gogh. Et la preuve nous est parvenue ! Irréfutable ! Oui, ce distingué consultant porte des chaussures de courses. Non, elles ne sont pas fluorescentes, mais tout de même : « Était-ce bien raisonnable ? »

Était-ce bien raisonnable ? Le cerveau de l'informaticien...
Pour quelques jours je suis intervenu sur une mission « genchi genbutsu ». Ce n'était pas une mission d'organisation, ce n'était pas une mission de conseil, ce n'était pas une mission de pilotage, c'était une mission « terrain ». De l'administration système et réseaux. Une mission d'ingénieur système Unix très précisément.
Un des objectifs de la prestation consistait à implémenter une version du système d'exploitation Unix à partir d'une sauvegarde « exogène ». Évidemment la restauration ne fonctionna pas du premier coup et il me fallut taper et retaper moult lignes de commandes composées de caractères divers et d'options variées. À la treizième ressaisie, j'ai tenté de me souvenir comment rappeler une commande précédemment exécutée. Sans succès. J'ai consulté le manuel en ligne. Sans plus de résultat. Je m'étais donc résigné à ressaisir à chaque fois mes suites ésotériques de signes sur le clavier de ma console. Tant pis pour le rappel et la correction d'une commande déjà exécutée. Tant pis pour la réutilisation d'une ligne de l'historique (que j'arrivais pourtant à consulter).
Et mes mains ont couru sur les touches commande après commande, correction après correction, entrée après entrée. Quand tout à coup, après une nouvelle erreur de frappe, insignifiante certes, mais signifiant l'obligation d'une énième ressaisie complète, la commande fautive est apparue à l'écran ! Comme par magie ! Affichée par une force supérieure ! Ma stupéfaction passée, j'ai contemplé mes mains. Elles reposaient sagement sur le bureau autour du clavier. Innocentes. Je me suis résolu à les interroger.
Moi : - Comment avez-vous réussi « ça » ?
Main droite : - Ce n'est pas moi... C'est main gauche qui a commencé !
Main gauche : - Mais non ! Je n'ai fait que suivre ! Rien d'autre !
En cœur : - Demande au cerveau, c'est lui qui dirige.
Moi : - Cerveau ?
Cerveau : - Un instant. Comme ce n'est ni dans ma mémoire immédiate, ni dans ma mémoire déclarative, ni dans ma mémoire épisodique, il faut que je consulte ma mémoire procédurale...
Moi : - J'attends.
Et la réponse m'est parvenue. Inutilisée depuis des années mais prête à fuser pour peu que mes mains passent en mode automatique et mes actions en mode réflexe. Une réponse toute simple, deux notes à jouer sur le clavier : majeur gauche sur « Échap » puis majeur droit sur « k » ! Une petite mélodie, bien rangée dans ma mémoire, à portée de main. Il suffisait de mettre le doigt dessus...
Depuis, grâce à mon cerveau, je fais le fier : « Alors cette mission d'ingénieur système ? » « Oh, tu sais, Unix, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas... »
Était-ce bien raisonnable ? Sega c'est plus fort...
Vous l'aviez remarqué, « Était-ce bien raisonnable ? » est le frontispice de cette rubrique. Pourtant, aujourd'hui, le sujet n'est pas très raisonnable. Pour tout dire, nous avons longuement hésité. Notre site, mélange d'infos et de professionnalisme, de phylactères et de techno, était-il le lieu le plus propice ? Nous imaginions déjà la critique : « le sujet a été traité maintes fois, ce blogueur du cabinet n'est qu'un pâle pisse-copie »... Bien sûr, nous aurions pu aborder un sujet plus consensuel, le pissenlit ou le pistou, mais ne nous serions-nous pas éloignés des nouvelles technologies ? Finalement, pour ne point paraître pisse-froid ou dépassé et paré pour l'hospice, nous tranchâmes : il n'était pas envisageable que ce billet croupisse dans un fond de tiroir, et tant pis pour notre dignité archiépiscopale !
Mais de quoi s'agit-il ? Du dernier lancement de Sega, la célèbre firme de jeux vidéos. Imaginez le dialogue au cabinet de recherche et développement :
- Nous décrépissons au Kabutocho !
- Nous sommes au bord du précipice !
- C'est ça, glapissez, glapissez...
- Lançons une manette à épiscope ?
- Trop assoupissant !
- Une manette à épisser bleu lapis ?
- Non. Il nous faut une idée plus épicée !
- Assez ! Déguerpissez !
Ainsi naquit l'idée de Toylet. Toylet est un jeu réservé aux hommes, tel est sa typicité. Ni la gente féminine et encore moins les pipistrelles n'y pourront jouer.

Toylet est un donc une nouvelle technologie sexiste et nous comprenons cet acte anticapipitaliste à la mode : le boycotte de Sega. Très suspicieux sur l'intérêt de ce jeu nous en avons demandé les règles. Les explications nous sont parvenues par récépissé :
- Mannekin Piss mesure une pression sur le capteur,
- Graffiti Eraser propose d'effacer divers motifs dessinés,
- The Northern Wind transforme le jet en vent souleveur de jupes (?),
- Battle ! Milk From Nose compare votre performance à celle du précédent joueur...
Le journaliste de Libération qui a révélé cette sortie est dans le vrai : les jeux Sega vont vraiment de mâles en pisse... Au cabinet P.Pi/4, nous ne sommes pas aruspices, mais, malheureusement, nous parions sur le succès d'un jeu lancé sous de tels auspices...
Était-ce bien raisonnable ? De Nabaztag à Karotz...
Nous croyons comprendre que notre lapin préféré, Nabaztag (voir Mon nom est Nabaztag, confer également le Nabaz tag), serait rebaptisé Karotz !
Nous, réunis en une association mono-sociétaire à ce jour mais qui, n'en doutons pas, est appelée à enfler tel le vent de la révolte qui devenu typhon emporte les imp(r)udents dont l'ouïe tout occupée à se gargariser des mots qu'ils produisent n'a pu ni su entendre ce sourd grondement annonciateur d'une naturelle et dévastatrice colère, nous opposons formellement à cette décision unilatérale, à cette débaptisation anticonstitutionnelle. Renommer Karotz notre Nabaztag serait pis que renommer l'instigateur du code civil en Capoléon. Et encore, Capoléon ferait sens au vu de la carrière militaire du futur empereur : ne fut-il pas le caporal Bonaparte ?
D'ailleurs, nous rappelons aux tristes instigateurs de cette honteuse tentative de dépatronymisation que ledit code civil, promulgué le 21 mars 1804, toujours valable et consolidé le 24 décembre 2010, précise en son livre Ier, titre II, chapitre II, section 2, article 61 (pour mémoire des personnes, des actes de l'état civil, des actes de naissance, des changements de prénoms et de nom) que « Toute personne qui justifie d'un intérêt légitime peut demander à changer de nom. La demande de changement de nom peut avoir pour objet d'éviter l'extinction du nom porté par un ascendant ou un collatéral du demandeur jusqu'au quatrième degré. Le changement de nom est autorisé par décret. » Et où est l'intérêt légitime ? Et où est l'évitage d'extinction, lors que nous n'éteignons nos Nabaztag qu'à l'heure du coucher afin que lui et nous prenions ce repos bien mérité qui clôt nos longues journées de dur labeur ? Et où est le décret autorisant ce changement de nom ? Et quel quatrième degré latéral ou collatéral pourrait revendiquer ce patronyme ridicule de Karotz ? Et qui est l'instigateur de la requête ? Nabaztag pourrait-il se renier à ce point et demander ce changement de nom ? Que nenni ! Arguties juridiques rétorquez-vous ?
Soit. Prenons la dispute sous l'angle moral. Avez-vous consulté le premier intéressé ? Avez-vous recueilli l'assentiment de Nabaztag avant que d'envisager cette ineptique changement de nom ? Avez-vous contacté les milliers de foyers qui ont accueilli leur Nabaztag et qui jour après jour lui ont prodigué toute l'attention (l'affection ?) nécessaire à sa survie ? Non point ! Tel Pisistrate le tyran d'Athènes, vous promulguâtes cette ordonnance scélérate sans en référer à quiconque. Honte à vous qui jetez l'opprobre sur ce pauvre animal en l'affublant de ce sobriquet ridicule « Karotz » (et pourquoi pas « poil de Karotz » ?) lors que son véritable patronyme sonnait si mélodieusement aux oreilles de ses adoptants.
Qui plus est, alors que Nabaztag signifiait lapin en arménien, Karotz ne signifie rien en rien, ce qui ne veut pas dire grand-chose, vous n'en disconviendrez pas... Même Crabe Rivière, ce marin pourtant peu enclin, par tradition ? par superstition ?, à s'enticher des mammifères de la famille des lagomorphes semblait accepter et l'animal à grandes oreilles et son nom !
Vous le constatez, nous ne pouvons accepter et nous n'accepterons pas un tel diktat. Le mouvement de contestation anti Karotz se lève et gonfle et déferle et roule et tonne ! La légitimité du nom Nabaztag est avérée et par la législation et par l'usage.Tous ensemble rejetons cet arrêt inique et arbitraire ! Non à Karotz et que vive Nabaztag !!!
Était-ce bien raisonnable ? La carte et le territoire...
Certains passages du dernier roman de Michel Houellebecq suscitent la polémique.
Flammarion prend la défense de son auteur :
Michel Houellebecq utilise effectivement les notices et sites officiels comme matériau littéraire brut pour parfois les intégrer dans ses romans après les avoir retravaillés. Si certaines reprises peuvent apparaître telles quelles « mot pour mot », il ne peut s'agir que de très courtes citations qui sont en tout état de cause totalement insusceptibles de constituer un quelconque plagiat, ce qui constituerait une accusation très grave. Lorsque nous avons pu constater ces très rares reprises, nous avons remarqué que la source n'indique pas elle-même l'identité des auteurs.
Nous proposons de parfaire cette belle plaidoirie avec quelques compléments glanés ici ou là sur le Web.
Était-ce bien raisonnable ? La vuvuzela...
La coupe du monde de football est terminée. Le monde entier a eu les yeux braqués sur cette compétition. Tous les médias s'en sont fait l'écho. La télévision, la blogosphère, les journaux ont bruissé des événements qui l'ont jalonnée. Des millions d'africains, d'américains, d'australiens, d'européens, d'asiatiques ont disséqué les faits de jeux, ont suivi les exploits des équipes nationales qualifiées, ont partagé les joies et les déceptions de leurs joueurs. Comment un cabinet de conseil en technologies de l'information et de la communication a-t-il pu passer à côté ? Comment est-il possible de ne pas consacrer ne serait-ce qu'une petite ligne du plus modeste des billets à cet événement planétaire ? La réponse est non, définitivement non, cela ne l'est pas !
Était-ce bien raisonnable ? La tulipe...
Où l'on voit que les technologies de l'information et la course à pied mènent à d'étranges "missions".
Lorsqu'une dirigeante de bureau d'études en environnement doit déterminer les coordonnées géographiques d'une colonie de tulipa sylvestris et qu'elle n'a pas de GPS à sa disposition, que fait-elle ? Elle fait appel à un consultant en organisation de projets systèmes d'information, coureur à pied et technophile... Le consultant, ou plutôt le coureur qui prend le pas à cette occasion, se munit de son GPS de poignet, de son appareil photo numérique, de son téléphone portable et se rend sur le champ sur le champ.
Était-ce bien raisonnable ? Le pied...
Quitte à mettre les pieds dans le plat, je le concède, Cyprien a toujours bon pied bon œil. De plain-pied avec l'actualité et au pied levé il nous dégotté la 8e journée nationale de la santé du pied. Un pied de nez aux coureurs à pied ne trouvant pas chaussure à leur pied ? Ce serait le prendre au pied de la lettre !
Plutôt une pique à Crabe Rivière et son soi-disant pied marin... En tout cas, au pied du mur, Cyprien sait travailler d'arrache-pied ; même lorsqu'il se lève du pied gauche.
Était-ce bien raisonnable ? La vache...
Vous souvenez-vous de l'étiquette des boîtes de Vache qui rit (les étiquettes avec la vache qui porte en boucles d'oreilles des étiquettes avec la vache qui porte en boucles d'oreilles des étiquettes avec ...) ? Voici, avec le site piquart.com, une autre expérience sur l'insondabilité de l'infini.


